Synopsis
L'histoire commence sur des images du bombardement
du palais présidentiel la Moneda à
Santiago du Chili. À l’intérieur
du palais, le président Salvador Allende
défend son mandat et la démocratie.
Dans les rues le bilan sera de 30.000 morts.
Nous sommes le 11 septembre 1973
Les images sont interrompues par l’apparition
d'autres images également terribles.
Deux avions s’écrasent sur les
tours jumelées de New York. Les tours
sont détruites. 2.000 personnes périssent.
Nous sommes le 11 septembre 2001 à New
York
Quelles sont les coïncidences, entre ces
deux événements ? Pourquoi y-a-t-il
eu destruction de la démocratie au Chili
? Pourquoi y-at-il eu attaque terroriste aux
Etats-Unis?
Effectuant un parcours, jalonné par
les événements les plus importants,
et au sein des souterrains clandestins de la
politique, le film établit les liens
existant entre ces deux faits historiques. À
l’issue de ce périple, des constatations
s’imposent, des questions se font jour.
Que faire face à la politique secrète
du gouvernement de Washington qui, année
après année, mène des actions
aux conséquences catastrophiques. Les
déclarations officielles des gouvernants
américains ne correspondent que rarement
avec les faits, qu’il s‘agisse de
politique intérieure ou étrangère.
La même remarque s’applique aux
relations qu’établit l’administration
américaine avec ses citoyens, avec ses
alliés, ou avec le reste des nations
du monde.
Cette politique du double langage – qu’on
l’accepte ou non – s’appuie,
pour les Américains, sur la nécessité
impérieuse que toute la planète
contribue aux nécessités de consommation
des Etats-Unis. Ce pays, depuis la seconde guerre
mondiale, s’est transformé de pays
producteur assurant sa consommation intérieure,
en consommateur potentiel qui a besoin de façon
permanente de la coopération de toutes
les nations du monde. La guerre froide, en tant
qu’outil d’idéologie politique,
qui leur avait permis de conclure des alliances
confortables et d’exercer une forte influence
pro-américaine dans l'Occident, n'existe
plus.
Le film approfondit également les différences
de point de vue entre Washington et le peuple
américain - plus préoccupé
de ses probèmes quotidiens que des aventures
impériales. L’existence du communisme,
ennemi déclaré, a permis aux U.S.A.
de mettre en place et de soutenir les dictatures
les plus barbares du Tiers Monde. Après
l’effondrement du communisme ce fut le
retour des démocraties. L’ennemi
héréditaire ayant disparu, l’équilibre
des forces en présence s’est trouvé
rompu, laissant la voie libre à l’économie
capitaliste et à sa politique de globalisation.
Il en résulte une accentuation de l'appauvrissement
des plus démunis et un enrichissement
des plus fortunés.
Les contradictions de la politique secrète
des USA se sont accentuées et les conflits
se sont généralisés.
"Après trente ans" part de
l'analyse des deux 11 septembre pour s’introduire
dans le labyrinthe d'une politique, portée
par les conservateurs Nord-Américains,
qui met en évidence, que la création
d’un système de défense
de la Communauté européenne est
une nécessité. Les quatre pôles
du pouvoir mondial qui existent déjà
: l'Asie avec le Japon, à la tête,
la Russie et sa reconversion au capitalisme,
la Communauté européenne avec
25 nations et les Etats-Unis ont la main-mise
sur toute l’économie mondiale.
Il n'y a pas d’alternative. Ou le monde
se stabilise, ou la destruction de la planète
sera précipitée par l'homme.
La crise de l'Irak constitue le point final.
Elle est analysée à l’aide
d’ entretiens avec des personnalités,
d’opinions très différentes,
qui sont interrogées sur la théorie
des guerres justes, leur légitimité
et ce que signifient pour eux des expressions
ambigües ou des concepts tels que: guerre
de libération, la guerre qui défend
une position politique ou religieuse, la guerre
hégémonique avec tendance au contrôle
d'autres nations et les guerres colonialistes.
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